Il y a bien longtemps que je n'ai rien écrit. C'est étrange. Je commence souvent mes notes "personnelles" comme cela. Il est plus facile pour moi, en ce moment de parler de la pluie et du beau temps, des méchants virus ou des livres que de m'ouvrir sur ma vie privée.

Car il faut dire, en parlant d'ouverture, que plus ça va et plus je me ferme. Et moins je trouve dans l'écriture, l'acte de "libération" qui m'aidait autrefois. A moins qu'autrefois, je me leurrais déjà et que d'écrire ne solutionnait rien. 

C'est certain, au final. Ecrire ne résous pas les problèmes. Au mieux cela m'aidait-il à me sentir mieux, plus détendue. Fausse illusion.

J'ai voulu me blinder. J'ai enfiler une bonne carapace bien dure. Résultat : elle est tellement dure que plus rien n'en sort !

Heureusement, elle laisse passer l'amour, l'amitié et les bonnes choses de la vie. Je la croyais hermétique aux mauvaises choses. Mais non.

Non seulement ces mauvaises choses sont entrées en moi, mais en plus, elles ont du mal à en sortir.

J'écris mais pour autant, je n'ai pas envie de "tout" raconter. Appeler un chat un chat, ne changera rien. me lamenter non plus. Ecrire non plus.

Bref. Il me faut parler. Pour de vrai. Avec des mots qui s'écoutent et qui s'entendent. Je sais vers qui je dois me trouner (enfin presque).  Je sais qu'il faut que je franchisse ce pas... un grand pas pour moi. Allez, je prends de l'élan et je fonce ! Mais d'abord, je me renseigne sur les gens compétents. Ben oui, il faudrait pas que je choisisse un psy incompétent, non ?