Je cherche comme beaucoup un peu d'air frais. Il se fait déjà rare. Parfois un petit souffle remplit d'espoir se fait sentir, mais son effet est bref. L'été est là depuis 2 jours et météo France annonce une semaine caniculaire. La télé va nous passer en boucle les consignes de sécurité. Je crois que cela va être compliqué en classe cette semaine. Dommage que nous n'ayions pas la clim.

Depuis ma dernière note, ma mère a changé de clinique. Elle a commencé son traitement par TMS lundi dernier. Elle est moins angoissée qu'avant son départ, mais le chemin à parcourir est encore long, je le sens.

D'ici 15 jours, je serai en vacances sur la côte Atlantique pour 3 semaines. Je ne sais pas si ma soeur compte monter s'occuper de ma mère pendant mon absence. Je lui ai envoyé un texto plutôt laconique pour lui signifier que je ne pourrai pas m'occuper de notre mère durant cette période. Pas de réponse, sans surprise. J'arrête de chercher à comprendre. Je ne sais même plus si cela m'affecte. Je me demande juste parfois si elle réalise ce que son silence détruit chaque jour un peu plus.

Un jour il sera trop tard. Elle le comprendra. Si elle arrive à vivre avec tant mieux pour elle. J'ai fait suffisamment de pas en avant. 

C'est tout de même fou, comme certains sujets reviennent sur le tapis, constamment. Je me rassure en me disant que je ne suis pas la seule à rencontrer des soucis de la sorte, des frères ou soeurs absents, des parents absents.

Petite phrase de ma mère que j'ai préférée ne pas relever. A quoi bon. Elle me disait : "Tu sais après mes séances de tms, je dors deux heures. Je suis autant fatiguée que toi avec la chimio."...

Maman si tu savais... mais au final, tu ne sais pas. Parce que dans cette épreuve, tu ne m'as pas aidée. Ce n'est pas un reproche. Juste un constat. Peut-être un hasard du calendrier. 

 

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