Les semaines se suivent et se ressemblent parfois. 

J'ai du mal à avoir des nouvelles de ma grand-mère. Ma soeur est trop souvent aux abonnés absents. Mercredi dernier, je l'ai à nouveau appelée sur son portable. Mon beau frère m'a répondu. J'ai eu quelques nouvelles par son intermédiaire.  Ma grand-mère est fatiguée et fatigable. Je ne sais pas si elle aura la force de se battre. Ni même l'envie.

Mercredi soir, je disais à table que j'appelerai sa maison de retraite le lendemain midi pour avoir d'autres nouvelles. Ma fille m'a devancée. Elle a appelé, elle-même. Cela m'a surprise, elle qui est plutôt timide. Lorsque je lui ai dit le soir, elle m'a avoué avoir répété longtemps son message. Je suis fière d'elle et de ce petit geste. La maison de retraite a confirmé que ma grand-mère était très fatiguée et qu'il fallait souvent la solliciter.

Je vais descendre dans le sud pour les prochaines vacances. 

Le week-end s'achève et je me sens fatiguée aussi (pas autant qu'à 94 ans !). Je vais achever cette note et me glisser sous la couette pour lire.

Je lis, mais parle peu de mes livres ces derniers temps. J'attends qu'un ouvrage me "transporte", mais le dernier Blondel m'a déçue. 

Octobre rose a commencé. Je crois que je serai fidèle à ce rdv pendant très longtemps maintenant. Certains causes me touchent plus. C'est un peu égoïste en fait quand on y pense. Il faut attendre que la maladie frappe à votre porte, pour ouvrir un peu les yeux. Mais mieux vaut tard que jamais, non ?

Relire ma note, me fait remarquer que j'écris sur un peu tout sans grande transition entre les sujets. 

Je ne me sens pas la fibre "écrivaine" ce soir. Parfois les mots viennent plus facilement.