Voilà l'adjectif qui me caractérise depuis que j'ai ouvert ma boîte aux lettres ce matin.

Je vous avais dit, que je comptais adresser un courrier à mon inspecteur d'académie, suite à mon passage à mi traitement des mois d'avril et mai, à cause du retard administratif pris par mon dossier.

Je me suis donc fendue, d'une belle lettre manuscrite, avec toutes les jolies formules de politesse qu'il convient de mettre dans une lettre adressée à son supérieur hiérarchique. Je ne manquais pas de souligner le côté ubuesque de la situation dans laquelle je me suis trouvée (vouloir reprendre le chemin du travail et ne pas pouvoir) et aussi le côté complètement déshumanisé de l'administratif qui oublie que derrière un dossier se cache (et pourtant mon dossier n'est pas si épais) une personne humaine. J'en profitais pour demander à ce que mon salaire ne soit pas imputé de moitié, vu que je n'étais pas responsable de leur incompétence (notez que je n'ai pas écrit incompétence, mais enrobé mes propos). Bref, aujourd'hui j'ai reçu une lettre... j'allais dire une réponse, mais non, ce n'est pas à mon sens une réponse à mon courrier. C'est une lettre qui énumère avec toutes les dates, mon parcours administratif depuis ma demande de congé longue maladie adressée le 24 mai 2017. Un résumé de mes démarches administratives et des temps de traitement. J'ai cherché le brin d'humanité dans tout cela... je le cherche encore. J'avais adressé mon courrier à mon inspecteur, c'est sa secrétaire générale qui par sublégation le signe. Pas de formule de politesse. Rien... pas un bonjour, pas un cordialement. Rien...

Magnifique dernière phrase : "Mes services ainsi que ceux de la DDCS font le nécessaire afin de répondre au mieux aux attentes des personnels et se tiennent à votre disposition pour tout complément d'information."

"Font le nécessaire".. ah bon ?!!!!

"répondre aux attentes des personnels" ???? !!!!!! Mais de mieux en mieux !

Ce n'est ni plus ni moins qu'une lettre "foutage de gueule". 

Autant vous dire que j'ai commencé un nouveau courrier et que cette fois tout en restant polie, je n'y mettrai pas du cirage de pompe car , il semblerait que le respect soit à sens unique dans la hiérarchie de l'éducation nationale !

Il va sans dire, qu'aucune réponse ne m'est apporté quant à une révision de mon salaire. D'ailleurs ce n'est évoqué nulle part... même pas un petit truc du genre : " ce n'est pas de mon ressort". Rien. A se demander si mon courrier a été lu !!!!!

Et dire qu'on nous balance des jolis mots comme "bienveillance, écoute..." et tout le tralala ! 

Voilà, je suis énervée, remontée comme un coucou suisse, mais affûtée comme un couteau suisse !