jardin secret

17 septembre 2017

légèreté.

Plus que quelques jours pour profiter de l'été. Il me semble bien que c'est ce que me murmurait cette libellule avant que la pluie ne nous arrose.

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15 septembre 2017

Soin infirmier suite

Deuxième soin infirmier hier. 

Le liquide (lymphocèle) semble avoir été bien évacué lors du premier soin. Il restait quelques petites "poches" encore hier, mais rien comparé à la première fois.

Les soins d'hier étaient différents. L'infirmier a procédé à un "rinçage" interne de la cavité sous la cicatrice. Avec une seringue, munie en son extrémité d'un petit cathéter, il a rincé d'abord à la bétadine puis au liquide physio. Il fait passer le cathéter par la petite ouverture qui s'est créée au niveau de la cicatrice. Le plus douloureux, ce n'est pas le produit qui passe sous la peau, mais le moment où il faut le faire ressortir par pression sur le sein. 

Je vous avoue qu'hier, j'ai fermé les yeux pendant toute l'opération "sein propre". 

Côté positif : il n'y a pas d'infection.

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13 septembre 2017

Au pays de Phany et de son méchant cancer

Au pays de Phany et son méchant cancer.

D'abord, il y a les gentils et les gentilles. Ce sont toutes les personnes adorables qui me laissent des messages : ici, sur facebook, par mail, par texto, de vives voix et par voie postale. Le méchant cancer renforce en fait les liens. C'est réellement le côté positif de tout cela (et le seul, si ce n'est la grande variété de style capillaire qui va s'offrir à moi dans les semaines à venir,). Jamais je ne me suis sentie seule, au contraire je suis entourée de toute une armée de personnes qui par des petits gestes, des petits mots m'apporte bien plus que je ne saurais l'exprimer.

Ainsi hier, dans ma boîte aux lettres une petite carte très jolie pour me dire : Get Well Soon. Des petits bonheurs indispensables à la guérison. Merci Stéphanie :)

Mais au pays du méchant cancer, il y a aussi les méchants. les petites ou grandes complications qui entrainent quelques désagréments. La plus grande aura été le pneumothorax du début et en ce moment je connais quelques petites complications suite à l'opération. Rien de trop méchant, mais bon, ça cause quelques désagréments tout de même. 

Hier vers 21 heures, je me suis rendu compte que de ma cicatrice sortait un liquide un peu orangé... J'ai ressorti ma petite feuille sur la tumorectomie et j'ai lu : "Parfois, une poche de liquide appelé lymphocèle peut se former sous la cicatrice". Le chirurgien m'en avait parlé. 

J'ai nettoyé, mis un pansement et hop, après la série du soir, dodo. Sauf que vers une heure du matin, mon tee shirt était bien mouillé, avec une belle auréole au niveau du sein. J'enlève le pansement, et là ma foi, je constate que ça coule beaucoup. 

Après avoir averti les enfants, nous nous rendons aux urgences. J'ai été dirigé vers les urgences gynécologiques où j'ai encore croisé des femmes à gros bidon. Un médecin m'a examiné rapidement, prescrit des soins infirmiers et hop retour maison. Rien d'anormal, il faut que le liquide s'évacue. OK.

Ce matin, lors de ma douche, par pression sur le sein, j'ai encore évacué du liquide. Et cet après-midi, l'infirmier est passé. Et là, avec des gestes bien précis, je peux vous dire que du liquide il y en a eu beaucoup, beaucoup d'évacué. A la fin, il y avait un amoncellement de compresses sales et mon sein gauche qui devenait de plus en plus petit (moi qui le trouvait bien plus gros que le droit ces derniers jours, ça n'a pas duré). Une grosse partie de ce fameux lymphocèle a donc été évacué, mais on recommence demain ; Tant qu'il en reste, la cicatrisation ne se fera pas correctement. Ce n'est pas douloureux, si ce n'est parfois la pression sur le sein (surtout à la fin) mais c'est impressionnant ! J'en profite pour saluer et remercier le travail des infirmiers et des infirmiers qu'ils soient en hopitaux ou en libéral. Merci à vous ! 

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09 septembre 2017

Cauchemar, billet d'humour.

Certaines personnes font des cauchemars dans lesquels elles sortent en pyjama, en chaussons ou nues. Et bien mes « cauchemars » à moi, sont différents. Moi, je rêve, que j’oublie de couvrir ma tête et que je sors crâne au vent. Etranges, les cauchemars de cancéreux, mais originaux aussi.

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07 septembre 2017

Petit déjeuner

Mon petit déjeuner préféré : thé citron, pain, beurre et confiture.

J'aime cet assortiment. Chez moi, le pain du matin, c'est le pain de la veille quand il en reste (à griller ou pas selon son état).

Je pense que cette attirance matinale pour le pain (pas souvent assouvie, mais comme ça c'est encore meilleur quand il y en a) date de mon enfance. Mes grands-parents habitaient à côté de la boulangerie. Et déjà rien que l'odeur du pain cuit, c'était un régal. Parfois mon grand-père allait nous chercher une ficelle pour le petit déjeuner. Qu'est-ce que je dévorais alors !!! Ça plus une bonne confiture maison de mûres ou d'abricots... Miam. je m'égare.

Tout ça pour dire, que le seul repas que j'ai apprécié lors de mes hospitalisations c'est le petit déjeuner : thé, pain, beurre, confiture. Simple mais efficace. 

Le summum ce fut au service oncologie. On garde les mêmes ingrédients et on ajoute un jus d'orange frais ! Oui... vous lisez bien, un jus d'oranges frais. C'est là qu'on se dit qu'en oncologie, on a vraiment, vraiment besoin de reprendre des forces :)

(En même temps, je n'ai pas fréquenté tous les services hospitaliers... trois c'est déjà pas mal : réanimation, oncologie, gynécologie). Alors peut-être que dans d'autres services on sert aussi des jus d'oranges frais... à vous de me le dire, je ne compte pas les tester tous.

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05 septembre 2017

Entre impatience et patience

" Sois impatiente de reprendre tout en restant patiente avec toi même !" c'est le message que me laissait un ami sur facebook ce matin.

Je trouve ces mots tellement justes et tellement proches de ce que je ressens que je me permets de les noter ici.

Il est indéniable que je veux aller plus vite que la musique, que je veux prouver aux uns et autres que je vais bien, que tout est ok dans le meilleur des mondes.

Cette petite phrase m'a amenée à réfléchir. Peut-être parce que l'ami qui l'a écrite lutte contre un cancer depuis des années.

Parce que honnêtement, tout le monde me dit de me reposer, de prendre soin de moi etc... et c'est bien légitime de me le dire. Mais dans sa phrase, il y avait l'idée qu'il fallait que j'accepte cet état et que je laisse le temps au temps.

je crois que dans ma tête, l'arrêt de la chimio avait sonné le glas des siestes et de la fatigue. Dans ma tête uniquement. 

J'ai été un peu rattrapée par la fatigue hier en fin de journée et aujourd'hui. Je suis d'ailleurs allée voir mon médecin. Besoin de savoir, si il n'y avait rien d'anormal au niveau du sein. Je vois bien que la cicatrice est propre, mais le sein est dur par endroit, un peu gonflé...

Je n'arrivais pas à savoir ce qui était de l'ordre du normal ou pas.

J'ai lu la double page remise avant l'opération sur la tumorectomie. J'ai bien lu le paragraphe suivant :

"Si des douleurs importantes, de la fièvre, une désunion de la cicatrice, un écoulement important, une douleur dans les mollets ou tout autre anomalie apparaissent, il est indispensable d'en informer votre médecin."

Je suis restée perplexe sur : "tout autre anomalie". Qu'est-ce qui est anormal, qu'est-ce qui ne l'est pas ??? je ne suis pas docteur moi.

Mon médecin m'a rassurée. Tout semble normal et cohérent avec l'opération subie. Ouf ! 

Pour la fatigue, il pense un peu comme moi : une bonne retombée du stress.

Je vais donc essayer de m'écouter davantage (il serait temps). Je suis allée me coucher cet après-midi (vu le temps de toute façon, je n'avais guère mieux à faire). Je n'ai pas dormi, enquiquinée une fois de plus par le téléphone. C'est impressionnant le nombre d'appels à la con que l'on peut recevoir en journée ! (mais c'est un autre sujet)

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Lectures

Delirium, Tome 1 par Oliver  Un livre rangé dans la catégorie litterature pour jeunesse, que nous avions offert à notre fille pour un de ses anniversaires. Il y a plusieurs tomes. Elle a beaucoup aimé et voulait depuis un moment que je le lise. Un échange mère fille qui ne se refuse pas. On pénètre dans un monde où l'amour est considéré comme une maladie qu'il faut éradiquer. Mais tout le monde ne veut pas vivre sans amour... et certains se rebellent. L'histoire est originale, l'écriture sympathique. Je crois qu'elle va bientôt me passer la suite.

J'ai enchainé ensuite avec ce livre là :

 On suit sur quelques années des jeunes adultes, leurs amours, leurs déceptions... Livre plutôt sympathique, peut-être une histoire un peu trop convenu, mais j'ai bien aimé et je l'ai lu rapidement. Il ne restera pas dans le top de mes lectures de l'année, mais ce fut une agréable lecture de fin d'été.

Encore beaucoup de livres à lire. Il me reste à en choisir un dans la pile en attente.

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04 septembre 2017

Bonne rentrée

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Bonne rentrée aux écoliers, collégiens et lycéens ... et aux professeurs.

Première année depuis que j'enseigne où la rentrée des classes se fera sans moi.

Ainsi va la vie.

Ce n'est qu'une "petite" parenthèse professionnelle.

 

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03 septembre 2017

Luminosité matinale

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02 septembre 2017

tumorectomie

Et voilà, l'étape que je redoutais tant, est passée : l'opération. Après 48 heures d'hospitalisation, je suis enfin rentrée chez moi.

48 heures c'est peu, quand on y pense, mais cela peut sembler une éternité, comme une cassure dans le temps, un moment à part.

Mon armure s'est fissurée, sans véritables heurts, presque en douceur. J'ai commencé à sentir monter les larmes mardi matin alors que je faisais mes courses, pour remplir le frigo avant l'hospitalisation de l'après-midi. Sans raison précise, juste en pensant aux prochaines heures, je les ai senties monter. Elles furent vite ravalées.

Le premier après-midi fut consacré à un rendez-vous avec un échographe pour repérer la tumeur et guider ainsi le chirurgien. Etrange procédé quand on y pense. Sous anesthésie locale et grâce à l'échographie, on m'a rentré dans le sein, deux longs fils métalliques : des harpons dans le jargon médical. Le premier a été enfoncé dans le fibroadénome détecté en 2013 et que l'on a décidé d'ôter, et le second dans la tumeur. Au final, ce qui devait durer 20 minutes a mis une bonne heure. Je me suis donc retrouvée avec littéralement deux fils métalliques sortant de mon sein sur une dizaine de centimètres. Un peu comme les banderilles que l'on plante dans les taureaux. Fort heureusement ces deux tiges souples ont été plaquées contre le sein par un pansement, après avoir passé néanmoins une mammographie munie de mes deux nouvelles antennes.

Elles m'ont tenu compagnie jusqu'à l'opération, le lendemain.

Ce que je retiens du lendemain ?  : l'attente.

On m'a réveillé vers 6 h 45 en me demandant d'être douchée et habillée pour 7 h 30, 8 h. Après une bonne douche à la bétadine avec mon pansement sur le sein à ne pas mouiller, j'ai revêtu la magnifique tenue pré op : blouche blanche transparente et culotte super sexy ( ironie !!!). J'étais prête à l'heure et dès lors j'ai attendu. Vers 10 h, on m'a tendu 3 antarax ( j'avais décliné ceux "offerts" la veille au soir), en me disant que les prendre allait décontracter mes muscles, faciliter le travail su chirurgien, etc... J'ai ai pris deux sur les trois. Ah, j'ai somnolé doucement...midi est arrivé... toujours rien et puis on m'a appris que l'opération n'aurait lieu qu'à 14 h 30 ! Cool.

13 h 30 un brancardier est arrivé pour me descendre. Autant vous dire que l'effet des deux antarax était déjà bien loin... pfffffffff. Arrivée en bas, j'ai cru que cela allait vite être mon tour.

De mon lit, charlotte sur la tête, j'ai vu arriver Albertine, née le 16 octobre 1935 (on retient de de drôles de détails parfois), victime d'une chute et d'un problème à la jambe. je me suis dit qu'Albertine devait être comme moi : inquiète et se demandant certainement ce qu'elle faisait dans cette grande pièce froide (car il faisait froid) où passent et repassent un nombre considérable de personnes pour lesquelles vous avez l'impression de faire partie des meubles. Voilà, nous étions deux plantes vertes, posées là, chacune à un bout de la pièce. Je pense que l'homme vêtu d'une blouse verte qui a engueulé sous notre nez la jeune demoiselle vêtue de bleu, faisant grand cas de son incompétence et de son irresponsabilité, n'a pas dû nous voir. Parce que raisonnablement, si il nous avait vues Albertine et moi, il aurait fermé sa grande G... car il aurait eu assez de décence pour se dire, que non, non, on ne crie pas sur le personnel devant les malades., car, cela n'aide pas le malade à se sentir serein ! Espèce de gros trou du C !

Albertine et moi avons donc attendu longtemps : problème dans une salle d'op ( pas de clim, pas d'électricité)... zens soyons zens Albertine. Albertine avait mal à la jambe et la déplacer de son lit à la table d'opération ambulante fut délicat. Ce le fut bien moins pour moi, mobile et ne souffrant pas.

Mon chirurgien est venu me voir pendant ce temps d'attente, pour bien me rappeler qu'il allait faire au mieux en fonction de la taille de mes seins, mais que si les résultats après analyse montraient qu'il restait des tissus malades, il faudrait procéder à une autre chirurgie bien plus lourde. Il était un peu perturbé par le fait que les examens cliniques montraient à la palpation une diminution de la masse, mais les clichés IRm et écho n'allaient pas trop dans ce sens. Inutile de vous dire que ce rappel sur les suites possibles a déclenché chez moi, de jolies rivières de larmes discrètes mais bel et bien présentes.

Il y avait donc dans cette pièce froide, des gens qui passaient comme si Albertine et moi n'étions pas là et des gens plein d'humanité comme l'équipe des anesthésistes qui m'a pris en charge ou ce médecin qui est venu s'excuser de cette très très longue attente.

Un des anesthésistes est venu pour tenter de faire rentrer dans mes veines abîmées par la chimio, le cathéter pour la perfusion. Il avait des gestes doux, une voix calme. il a tenté par deux fois de me perfuser en vain... il a dû me voir grimacer, les yeux fermés et humides. 

Puis, enfin, une salle s'est libérée et j'ai été amenée jusqu'à la salle d'opération. Une petite soufflerie chaude mise sous le drap pour me réchauffer, une troisième tentative de pose de cathéter réussie.  Mes yeux fermés et sur mon visage des larmes qui coulaient. La phrase " détendez-vous et pensez à quelque chose d'agréable " a été de trop. De gros sanglots m'ont secouée, je me suis entendue m'excuser auprès d'eux pour ce flux lacrymal incontrôlé. Ils ont été bienveillants jusqu'au bout, abrégeant mes angoisses en me plongeant dans un doux sommeil sans rêve.

De ce doux sommeil, j'ai dû émergé vers 18 heures, dans une autre salle, d'autres malades silencieux autour de moi, mais je n'ai pas revu Albertine. A 18 h 50, j'ai été reconduite dans ma chambre, où m'attendaient mon mari et mes enfants. Quelques légères larmes encore. petites pour ne pas affoler et un sourire pour rassurer. Le temps de papoter un peu, de s'assurer que j'allais bien et ma petite famille s'en est retournée à la maison, me laissant passer ma deuxième et dernière nuit à l'hopital, avec sous ma blouse de malade un énorme pansement couvrant mon sein gauche.

La nuit fut entrecoupée. La perfusion d'anti douleur assez efficace. Et le jour est à nouveau arrivé. Il me restait à attendre la venue d'un medecin qui devait m'ôter le pansement, vérifier la cicatrice et donner dans le meilleur des cas, l'accord pour un retour maison dans la journée. Le medecin est arrivée vers midi, escortée de jeunes infirmières. J'étais bien contente que ce soit une femme. Elle a défait délicatement le gros pansement pendant que je maintenais mes yeux fermés, à nouveau embrumés sous les larmes. j'ai respiré, regardé ce que je craignais tant de voir : la cicatrice, mon sein. 

je n'irai pas jusqu'à dire que la cicatrice est "belle", mais je crois que je m'attendais à tellement pire, que sa vision ne m'a pas choqué. Presque soulagée. Elle et moi faisions connaissance. 

Mon sein a une forme un peu étrange. Le tissu autour de la cicatrice est gonflé, sensible.

La "douleur" est supportable. ça tire de temps en temps. Je surveille la cicatrice, je regarde la silhouette de mon nouveau sein sans que les larmes ne m'envahissent. J'attends que tout cicatrise, j'attends les nouvelles des analyses qui vont être pratiquées. Je préfère penser que tout va bien aller, que tout a été retiré et que la chirurgie n'ira pas plus loin, mais je garde en tête que peut-être il en sera autrement.

Je me laisse le temps de m'habituer à ma nouvelle poitrine, forcément différente et moins jolie (même si cela ne se voit que dans l'intimité). Elle me rappelle que certains gestes sont encore douloureux. J'y vais doucement mais en même temps je veux revivre "normalement". 

Pour le moment, je dors sur le dos ou sur le côté droit. Pas de mouvements brusques, pas de soutien gorge avec armature, retour au soutif en coton coloré, un peu large pour ne pas serrer. Ils ressemblent fort à mes soutifs d'adolescente en fait. Je rajeunis... bonne nouvelle ! 

Une autre étape vient donc de s'achever après celle de la chimio. 

Quelques poils refont surface discrètement mais sûrement. Mon crâne n'est plus lisse. Quelques petites cheveux, tel un petit duvet, commencent à le recouvrir. Tout cela me semble bien blanc pour le moment, mais cela ne me préoccupe pas encore. Je garde mes bandanas comme couvre chef et je me dis que je vais passer pour tout un tas de coiffures différentes. Je vais tester le très court, ce que je n'aurai jamais tenté auparavant.

Voir le bon côté des choses.

S'accepter, bientôt remettre du mascara sur les cils qui ont repoussé bien vite, retrouver sa féminité un peu mise à mal ces derniers mois, mais jamais oubliée.

Etre une femme malgré tout, malgré les cicatrices, malgré ce sein gauche un peu "particulier" et ces minuscules cheveux.

 

 

Posté par phany à 17:12 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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