jardin secret

15 septembre 2019

La rentrée... ce trou noir.

Et voilà, comme toujours, je me fais happer par la rentrée ! Je ne comprends pas ! Ce n'est pas faute pourtant d'avoir bossé pendant les vacances et d'être allée plusieurs fois à mon école avant la reprise.

Peut-être que je deviens plus lente et moins réactive avec le temps. C'est une piste à explorer...

Rentrée faite donc, sans stress. Les élèves de l'année dernière auxquels on s'était attaché, nous oublie et passe à la maîtresse suivante ! C'est la vie ! Ceux avec qui ça coinçait un peu (soyons honnête, ça arrive aussi) nous oublie encore plus vite (et nous aussi et sans regret).

Je ne voudrais pas, par ces propos, casser le mythe de l'instit. Mais comme dans la vraie vie, il y a des enfants, de part leur caractère avec lesquels on noue plus de liens qu'avec d'autres. Quand j'y repense, je n'ai pas dû laisser à mes maîtresses un immense souvenir : enfant sage et discrète, plutôt bonne élève mais peu participative en classe. Un brin transparente sans doute.

Le monde est ainsi fait : d'enfants discrets et attentifs, d'enfants pétillants, d'enfants remuants, d'enfants exaspérants !

Il y a ceux qu'on espère voir alités bientôt avec un gros rhume (rien de bien méchant quand même) pour souffler un peu. Mais il y a une loi qui dit que plus l'enfant est casse pieds (avec un s à pied car il me casse les deux pieds !), moins il est malade ! A croire que même les microbes ne veulent pas lui tenir compagnie.

Ok, ok... langage plus acceptable : ce sont tous des anges ( mais à des degrés différents) dotés de parents formidables (mais à des degrés différents). Ben quoi, si on enlève les parenthèses c'est parfait comme vision du monde.

Tant que je ne viens pas à reculons tout va bien et ce n'est pas encore le cas ! Ouf ! Ceci dit, je ressors HS certains jours.

Voilà pour ces deux semaines de septembre.

Fiston et fillette ont repris eux aussi. Cela semble bien se passer. Fillette a un emploi du temps pourri. Mon mari vient de se fendre d'un joli mail au proviseur. Nous ne sommes pas des râleurs mais faut pas abuser non plus ! Le jour cerise sur le gâteau : le mercredi.

Premier cours de 8 à 9. Puis une heure de trou. Puis second cours de 10 à 11... et là plus rien jusqu'à 15 h 30 ! La journée débute donc à 8 h et finit  à 16 h 30 avec uniquement 3 heures de cours !!!???

A la rentrée, ils leur ont vendu comme un emploi du temps provisoire, mais étrangement de provisoire il est devenu définitif vendredi dernier. L'éducation nationale dans toute sa splendeur ! ( et j'en fais partie !). Quelle tristesse !

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01 septembre 2019

C'est reparti pour un tour !

Demain c'est pour de vrai ! Après la pré rentrée de vendredi, demain, ce sera à nouveau le grand plongeon. Notez toutefois, qu'avec le temps, l'expérience, je n'ai même plus peur de sauter ! Pas la moindre appréhension. Je pourrais y aller les yeux fermés. Non, ce n'est pas tout à fait vrai. j'y vais, en ayant bien tout préparé. Ma classe est prête, je suis prête, ma semaine est quasi bouclée.

Je reconnais, que mon sac, lui n'est pas encore tout à fait prêt. Pas plus que je n'ai choisi ma tenue de demain. Et oui, il faut bien choisir sa tenue pour la rentrée, non ? C'est un rituel ! Jupe ? robe ? pantalon ? et quel haut ?

Trop de questions ! Je ne vais tout de même pas sortir la phrase : "je n'ai plus rien à me mettre". Ce serait mentir. C'est juste qu'il faut se résoudre à ranger certaines tenues estivales et à opter pour des jupes un peu plus longues. On est bien tous d'accord que la robe de plage, les tongs et le chapeau de paille ne seront pas mes meilleurs alliés demain.

Bref, passons sur ce paragraphe au combien non intéressant.

Fiston se prépare aussi à reprendre demain. Il est parti en fin d'après-midi dans son nouveau petit chez lui : un petit studio, à 7 minutes à pied de son lycée. Cela lui évitera les 3 heures quotidiennes de trajet.

Je n'ai pas pleuré en le déposant à la gare ! Je lui ai juste envoyé un texto, en lui disant qu'il avait oublié de prendre sa peluche tigre. mais soyons honnête, ce n'est pas un oubli :)

Ainsi va la vie. le temps passe. Les enfants grandissent. Quelle belle découverte !

Bonne rentrée à tous les enfants et ados demain ou après- demain (comme ma fille).

Je m'en vais bouquiner le livre de mon mari (édité comme un vrai livre, mais en 8 exemplaires ! je suis une veinarde moi !)

 

 

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12 août 2019

Quand les mots sont rares.

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Il est probable que j'ai laissé ma plume quelque part, plantée dans le sable, car l'envie d'écrire n'est pas très présente.

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A moins que ce ne soit une façon de larguer les amarres. 

 

Toujours est-il et c'est bien là l'essentiel que je profite.

Après la côte Atlantique en juillet, me voilà dans le sud.

Retour dans une semaine.

 

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06 août 2019

Vacances estivales

Je suis partie le vendredi 5 juillet vers 20 h 30... à peine le temps de poser le cartable que je prenais mes valises. Direction, comme chaque année, l'île d'Oléron. Trois semaines d'un temps superbe. L'océan était tout de même à 23 degrés la première semaine ! C'est dire ! Nous avons bien profité, j'ai pris quelques photos mais pas trop. Et surtout nous avons échappé à la canicule ! Il a fait chaud pendant ces fameaux jours mais rien d'insupportable. Vive le climat océanique !

De la détente, de la bronzette et aussi un peu de boulot.

Je suis rentrée y a une dizaine de jours. J'ai "profité" de ces journées pour peaufiner mon boulot scolaire mais aussi pour m'occuper de ma mère. Je ne développerai pas plus ce dernier point, trop morose à mon goût.

Je repars demain, avec ma fille uniquement pour une petite quinzaine dans le sud : toujours le même objectif essentiel, revoir ma grand-mère.

J'ai décidé de ne pas parler de l'état de ma mère à ma soeur. En tout cas de ne pas aborder le sujet. Je fais un test : me posera-t-elle des questions ?

Hi, hi... silence au fond, j'entends très bien vos petites voix qui disent : "Elle ne posera aucune question, tu paries ? ". je suis d'ailleurs de cet avis. Quel suspens !

 

 

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29 juillet 2019

Lecture

Le gardien de nos frères

Les vacances sont toujours propices à la lecture.

Joli livre. Une belle histoire et des faits historiques détaillés autour de la déportation des juifs et surtout de la difficulté après guerre pour "reconstituer" les familles et retrouver les enfants recueillis dans des familles. A lire.

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28 juin 2019

Un vendredi soir sur la Terre.

Même lieu, même cadre pour écrire que lors de ma dernière note.

Un match de foot en fond sonore et un photophore pas encore allumé. 

Il y a de l'air ce soir. Comme tous les soirs en fait depuis une semaine. Je crois que les Hauts de France sont plutôt épargnés par la canicule. Je ne dis pas qu'il ne fait pas chaud, mais c'est encore supportable. 

24 ° degrés le matin dans la classe et 27 ° dans l'après-midi. On a vu pire. Depuis depuis 2 jours, quelques absents néanmoins dans la classe. Certains parents ont préféré garder les enfants chez eux.

La semaine prochaine les températures seront de saison. Quelques enfants seront encore absents pour cause de départ en vacances anticipé. Je commence à ranger dans la classe et à rendre certains cahiers, histoire que les cartables ne soient pas trop lourds vendredi. le rythme est un peu différent depuis une semaine. Math et français le matin et en début d'après-midi, puis on finit doucement certains chapitres d'histoire ou de géographie.

On devrait continuer à ce petit rythme encore lundi et mardi. 
Mardi soir ce sera chorale d'école (elle devait avoir lieu ce soir à 18h, mais nous avons préféré la reporter ne sachant pas quels seraient exactement les températures), puis jeudi et vendredi, les jeux seront autorisés en classe. 

Deux jours un peu plus "bruyants" et jamais désertés par les enfants les plus turbulents (allez savoir pourquoi, ces enfants sont présents jusqu'au bout !)

Hier, ma fille avait sa représentation de théâtre. Toujours aussi sympa. Nous avons une fois de plus bien rigolé.

Encore quelques jours de labeurs pour ma fille avec le passage de l'oral de français mercredi prochain. Je crois qu'il est temps aussi pour elle que l'année se termine.

L'année prochaine dernière ligne droite avec le bac.

Mais fille est amoureuse, je crois... j'y reviendrai. Sommes nous prêts à la voir grandir "d'un coup" ? Même si au fond, ce n'est pas d'un "coup"... moi peut-être plus que son père.

J'en reparlerai, je pense.

Fiston n'est pas encore rentré. Retour prévu vers 23 h normalement, le temps de prendre le dernier TER. Hier et aujourd'hui, il était sur le plateau de Quotidien pour son stage. Je crois qu'il espérait au cours de ces semaines de stage, mettre un peu plus la main à la pâte, mais il est bien plus en observation  qu'en pratique.

Demain, journée de "sortie" pour ma mère. Elle va un peu mieux, mais j'ai déjà connu ces "mieux" de courtes durées qui retombent comme un soufflet. J'attends de voir. 

J'ai fini mon infusion un peu tiède. Oui, oui, une infusion pour finir cette soirée commencée avec une bière (une ambrée, pas mes préférées en fait).

Bon match aux assidus... même si il commence un peu mal. 

 

 

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23 juin 2019

Avancer

Je cherche comme beaucoup un peu d'air frais. Il se fait déjà rare. Parfois un petit souffle remplit d'espoir se fait sentir, mais son effet est bref. L'été est là depuis 2 jours et météo France annonce une semaine caniculaire. La télé va nous passer en boucle les consignes de sécurité. Je crois que cela va être compliqué en classe cette semaine. Dommage que nous n'ayions pas la clim.

Depuis ma dernière note, ma mère a changé de clinique. Elle a commencé son traitement par TMS lundi dernier. Elle est moins angoissée qu'avant son départ, mais le chemin à parcourir est encore long, je le sens.

D'ici 15 jours, je serai en vacances sur la côte Atlantique pour 3 semaines. Je ne sais pas si ma soeur compte monter s'occuper de ma mère pendant mon absence. Je lui ai envoyé un texto plutôt laconique pour lui signifier que je ne pourrai pas m'occuper de notre mère durant cette période. Pas de réponse, sans surprise. J'arrête de chercher à comprendre. Je ne sais même plus si cela m'affecte. Je me demande juste parfois si elle réalise ce que son silence détruit chaque jour un peu plus.

Un jour il sera trop tard. Elle le comprendra. Si elle arrive à vivre avec tant mieux pour elle. J'ai fait suffisamment de pas en avant. 

C'est tout de même fou, comme certains sujets reviennent sur le tapis, constamment. Je me rassure en me disant que je ne suis pas la seule à rencontrer des soucis de la sorte, des frères ou soeurs absents, des parents absents.

Petite phrase de ma mère que j'ai préférée ne pas relever. A quoi bon. Elle me disait : "Tu sais après mes séances de tms, je dors deux heures. Je suis autant fatiguée que toi avec la chimio."...

Maman si tu savais... mais au final, tu ne sais pas. Parce que dans cette épreuve, tu ne m'as pas aidée. Ce n'est pas un reproche. Juste un constat. Peut-être un hasard du calendrier. 

 

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Posté par phany à 22:29 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

16 juin 2019

Promenade d'hier

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Mes deux photos préférées du moment.

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12 juin 2019

Tombe la pluie

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08 juin 2019

Je crois que les mots de ce soir seront bien plus que de simples mots. Un besoin. Presque une thérapie.

Toujours cette idée, qu'écrire et partager, c'est aussi se libérer.

Il y a pourtant ce frein que je mets, ne voulant pas que ce lieu devienne le mur des lamentations.

Comme souvent avec moi, il y a la façade et l'intérieur.

Cela fait plusieurs nuits que je sens monter des pointes d'angoisse en moi. Toujours le même motif. Je sens que ma belle façade se fissure... colmater devient vain. Il en faut peu pour ouvrir quelques brèches.

Il n'est un secret pour personne que ma mère est un de mes sujets majeurs d'inquiétude. Je suis en plein dedans. Après une période où elle semblait remonter la pente, où on commençait à parler d'une sortie de la clinique où elle est depuis mi-mars, son état a à nouveau chuté. C'est impressionnant de voir les effets que la dépression peut avoir sur le corps : tremblement, déséquilibre, perte d'équilibre... comme si son corps entier laissait paraître son mal être. Depuis environ trois semaines, quand je vais la voir, elle pleure. Je tente de rester positive parce que c'est ce qui me permet de tenir aussi. Croire aux jours meilleurs. Mais je l'avoue je doute. La positif attitude ne résoud pas tout.

Mercredi dernier, j'ai rencontré la psy qui la suit. Les traitements ne donnent rien. Elle résiste aux médicaments classiques. Il a été décidé de tenter autre chose. La décision a été très difficile à prendre pour ma mère. Imaginer... il lui est déjà difficile de prendre une décision anodine, alors prendre une décision sur son futur traitement. Encore plus si celui-ci implique une technique assez nouvelle en France et un changement de clinique.
Mercredi prochain elle sera transférée dans une autre clinique (qu'elle connait déjà) pour un traitement dit : TMS ( stimulation transcranienne magnétique). Des séances quotidiennes d'une vingtaine de minutes, je crois, pendant lesquelles le patient reçoit des ondes magnétiques visant des zones du cerveau responsables des dépressions, afin de les stimuler.

Il y a deux ans, on lui avait proposé une thérapie un peu semblable, mais avec un autre système qui envoyait  un "courant électrique" sous anesthésie. Vol au dessus d'un nid de coucou, fait encore son effet, et on s'imagine certaines scènes assez vite. Bref, elle avait refusé.

J'espère qu'elle ira jusqu'au bout de ce nouveau traitement, qui présente bien moins d'effets secondaires et surtout qui ne nécessite pas d'anesthésie. J'aimerai tellement qu'il apporte enfin une solution durable à son état.

Je sais qu'elle a peur, je sais qu'elle n'y croit pas, je sais qu'elle doute de tout et encore plus d'elle. 

Elle craint son futur, se demandant si elle s'en sortira un jour.

Et je me pose moi aussi ces questions, même si je ne le lui dis pas.

Ce matin, à 10h 30, elle m'a appelée. En pleurs comme souvent ces derniers temps. C'était ma pause café . J'ai tenté de la calmer, mais c'est compliqué. En plus il faut dire que dans ces moments là, j'ai beaucoup de mal à comprendre ce qu'elle me dit...

Après avoir raccroché, je me suis rassise à ma place devant mon café froid. Une question d'une collègue a suffit à briser tout ce mur que je bâtis autour de moi : "ça va ? ". Et hop. deux mots et des larmes.

Je le savais? Je le sentais venir, ce moment où les larmes s'échapperaient. Trop bien "résister" ces derniers mois. Ou illusion de résistance.

Je sens qu'il m'en reste encore à verser. Que la brêche entrouverte n'a pas fini d'évacuer ce trop plein de tout ! 

Comment surmonter tout cela, comment tenir encore et encore ????

Cela fait si longtemps que cela dure !

Je me souviens en 2017, lorsque j'ai appris que j'étais malade, et que ma mère était à nouveau hospitalisée depuis plusieurs mois, je lui avais dit qu'elle serait sortie et guérie avant moi ! Douce illusion, à laquelle je croyais pourtant réellement !

Le pire c'est que j'en suis au stade, où je ne saurais même plus donner les dates de ses hospitalisations tant elles ont été nombreuses depuis 2013. Tout fini par se mélanger.

Les mois passés chez elle, finissent par se réduire comme peau de chagrin et c'est encore pire, si l'on comptabilise les semaines où elle va vraiment bien.

Je comprends sa lassitude, sa peur de finir en hopital psy ou dans un état de folie.

Elle me demandait mercredi dernier, ce qu'elle avait bien pu faire pour mériter cela ! Comme si lui ai-je répondu, on méritait d'être malade ! Ah si la maladie ne touchait que les méchants, cela se saurait ! 

Se préserver me dit-on. Se faire aider. Aller voir un psy à mon tour ? Que ferait-il pour moi ? M'écouter ? ouais, la belle affaire !

Bah, je suis injuste et peut-être (sûrement même) totalement réfractaire à cette idée. Même si lors de mes chimios, il m'est arrivé de discuter avec la psy de l'hopital. je n'ai jamais fait le premier pas en ce sens. c'est elle qui est toujours venue vers moi, alertée peut-être dans certains cas par les infirmières inquiètes de mes pleurs.

Voilà, c'est ça qu'il me faudrait une rencontre par hasard avec un psy ! 

Et puis d'abord pourquoi plus un psy, qu'un ami, où n'importe qui capable d'écouter ?

C'est vrai quoi, il n'y a pas que les psy qui savent écouter.

Derrière ces derniers mots, il y a, même si je le cache, un prise de conscience, que non, on ne peut pas tout traverser sans dommage, que le courage ne suffit pas toujours, que jouer à la forte a ses limites. Je pourrais en déballer des trucs à un psy... j'allais commencer une liste, mais quand même il y a du lourd ! (même si il y a toujours pire... petite phrase de positive attitude ! )

Certaines plaies ne se referment pas comme ça... le corps cicatrise plus vite que l'esprit. Il n'y a qu'à voir comment certains mauvais souvenirs reviennent parfois rapidement à l'évocation de mots, aux souvenirs de sensations ou de bruit (ah, le bruit de sonnerie du  téléphone quand personne ne décroche !) Trop souvent vécu. trop souvent entendu !

Oui, il y a du lourd dans ma petite caboche en ce moment, et dans mon coeur.

Voilà, j'ai aligné les mots pour guérir des maux. Une fois de plus.

Rien de bien miraculeux dans cette démarche. Mais c'est sûrement mieux que le silence.

Je me suis parlée à moi-même ce soir, à travers ce blog. Mais puis-je être objective en ce qui me concerne ? 

La nuit m'apaisera peut-être... mais j'ai tellement conscience que les prochaines semaines risquent d'être difficiles.

Ne pas se laisser happer dans une spirale négative. Regarder le beau et la chance que l'on a. Saisir le meilleur pour affronter le pire. voir le bonheur là où il est... mais bon sang ! avoir un peu de répit, pouvoir souffler, pouvoir y croire, se détendre, oublier les pleurs de sa mères, ses angoisses, ne pas penser à tous ces moments de vie qu'elle rate, positiver, positiver, positiver, positiver !

Mais ne pas nier ! 

Posté par phany à 00:36 - Commentaires [13] - Permalien [#]